Décès du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko

C’est avec une immense tristesse que le gouvernement ivoirien a confirmé mercredi soir le décès de son Premier ministre Hamed Bakayoko qui était atteint d’un cancer. Il avait été transféré quelques jours auparavant au Centre hospitalier de Fribourg en Allemagne pour des soins.

“Notre pays est en deuil. J’ai l’immense douleur de vous annoncer le décès du Premier Ministre, Hamed Bakayoko. Il a servi la Côte d’Ivoire avec dévouement et abnégation, c’était un grand homme d’Etat, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire“, a déclaré le Chef de l’état ivoirien dans communiqué lu à la télévision publique RTI.

Lundi, le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Patrick Achi, avait été nommé Premier ministre par intérim. Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles a quant à lui été nommé ministre de la Défense par intérim.

Hamed Bakayoko tout juste âgé de 56 ans le 8 mars dernier et perçu comme un possible successeur du Président actuel Alassane Ouattara, avait lui même succédé en juillet 2020 au poste de Premier ministre à Amadou Gon Coulibaly, décédé quelques jours après son retour d’une hospitalisation et d’une convalescence de deux mois en France pour des problèmes cardiaques.

Né à Abidjan le 8 mars 1956, ce natif du Nord de la Côte d’Ivoire, s’était intéressé dès sa jeunesse au journalisme et à la politique. D’abord militant politique, puis homme de médias dans les années 1990, Hamed Bakayoko était devenu ministre au début des années 2000. A 25 ans, il avait créé le journal Le Patriote, qui deviendra le quasi-organe du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti d’Alassane Ouattara, auquel il avait adhéré dès sa fondation en 1994. En 2003, à 38 ans, il était devenu ministre des Télécommunications et des Nouvelles technologies, un poste qu’il gardera dans tous les gouvernements d’union nationale, sous le régime de l’ex-président Laurent Gbagbo. Avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011, Hamed Bakayoko avait hérité du stratégique ministère de l’Intérieur, qu’il avait conservé sous trois gouvernements jusqu’en 2017, réussissant à maintenir l’ordre dans un pays revenant à la paix, notamment grâce à ses nombreuses relations dans tous les milieux, aussi bien parmi les anciens chefs de la rébellion que dans l’opposition. 

Il laisse également un vide dans le milieu de la culture. En effet en prenant les commandes en 1993 de Radio Nostalgie Côte d’Ivoire, la première radio commerciale du pays, en plein printemps de la presse ivoirienne, il s’était rapproché du milieu de la musique et du showbiz, dans lequel il aimait s’afficher. 

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