Le Sénégal, un nouvel Eldorado pétrolier mondial

Il est indéniable, à de bonnes lueurs, que les interminables recherches stériles menées depuis plus d’un demi-siècle au Sénégal en quête d’oasis pétrolier viennent de connaitre une fin non tragique mais plutôt heureuse pour le pays de la Téranga. Sur une cadence merveilleuse depuis 2014, les découvertes de gisements de gaz et de puits de pétroles deviennent de plus en plus nombreuses. De Cayar à Sangomar, le pétrole coule à flots et le gaz se fait sentir de partout.

Et pourtant, depuis 1960, les explorations ne manquaient pas mais, à chaque fois, ils finissaient par décevoir gouvernants et compagnies multinationales. Les quelques puits trouvés contenaient, pour la plupart du temps, du pétrole brut en faible quantité et difficile à extraire sans dépense énorme. La patience fut longue mais l’espoir n’était point perdu. C’est au début des années 2000 que le secteur est de plus en plus investi par les sociétés étrangères d’exploration. Elles y tenaient à main ferme et attendaient toujours les premières plus grandes découvertes en Afrique.

Tout se fera à partir de 2014, année durant laquelle les plus importantes explorations seront faites et conduiront vers une série de découvertes sur 3 blocs : d’abord le Sangomar avec les gisements FAN et SNE (qui est le plus gros gisement estimé à 563 millions de barils) ; ensuite en 2015 le bloc de Saint-Louis offshore profond avec le gisement Tortue partagé avec la Mauritanie et enfin, le bloc de Cayar offshore profond avec les gisements de Teranga et Yakaar. Le premier puits qui a été foré par l’australien FAR Ltd sur le permis de Sangomar Profond sera un succès sans égal.

En Septembre 2019 Kosmos découvre une colonne de 30 mètres de charge de gaz nette dans les puits de Yakaar-2. Le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale mesurée à environ 4.800 mètre.

Les réserves de pétroles découvertes sont alors estimées à 3 milliards de barils sur une période de trente (30) années et une probabilité moyenne de production de 100.000 à 125.000 barils par jour et les réserves de gaz pourront faire entrer le Sénégal dans le top 10 des pays africains producteurs de gaz.

Pour en arriver à ces résultats probants, l’Etat du Sénégal s’est vu accompagné par des compagnies pétrolières étrangères pour l’exploration. Les principaux opérateurs sont BP, Kosmos, Cairn, Oranto, African Petroleum et Petrosen. Total est le dernier arrivé sur cette liste depuis une année et gère le bloc de Rufisque offshore profond. En effet, les risques d’exploration sont énormes. Un forage coûte des dizaines de milliards dans la phase d’exploration du coup, le besoin d’un investissement extérieur pour assumer les dépenses s’impose à notre Etat qui n’a pas le budget nécessaire.

Cette production entrainera un taux de croissance annuel de 9,4% pour 50 milliards d’euros de PIB supplémentaire par an avec un gain financier estimé à 30 milliards d’euros sur 30 ans.

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