MACKY SALL, Le Phœnix!

C’est face à leur destin que l’on peut juger les grands hommes. Être maître de sa vie suppose deux qualités : le renoncement et la patience. Et c’est deux vertus ont profondément marqué la vie de celui qui, aujourd’hui, a été choisi par le peuple sénégalais, souverain, comme Chef de l’Etat. Son excellence, Monsieur Macky Sall est pour des observateurs de la vie politique sénégalaise une révélation innattendue. Mais n’était- ce pas son destin?

L’accession donc à la plus haute stature de la République du Sénégal pour ce fils de deux terroirs, car né dans la contrée historique du Sine – Saloum, le 11 décembre 1961 dans la ville de Fatick, est donc le fruit de sa prédestination. Macky Sall, a véritablement été choisi et à l’aube d’un second mandat gagné, malgré les forces réunies par l’opposition en quantité et en qualité, cela ne cesse de se confirmer. Amadou Abdou Sall, originaire du Fouta, de Ndouloum – Adji Founébé, est issu d’une noble famille du Fouta. Réputés grands propriétaires terriens, Macky Sall a donc de qui tenir, si nous portons notre regard sur un de ses chantiers phares lors de son premier mandat, le pôle urbain de Diamniadio. Coumba Thimbo, sa mère affectueuse, tenait, avec tout le sens du sacrifice inné chez une femme, qui avait la responsabilité de subvenir aux besoins, à côté de son époux, de ses enfants, une étale, vendait des arachides. La soumission d’une mère vertueuse, comme Mame Coumba l’a été, dévoué à Amadou Abdou Sall, tout d’abord manœuvre dans la fonction publique avant de servir comme vigile au crépuscule de sa vie. Macky Sall est donc bien le résultat du sens profond du renoncement, car ce trait de caractère il l’a hérité de sa mère, il est aussi digne descendant des guerriers du Fouta, des Seebés, de la région actuelle de Matam.

Matam est une vielle bourgade. Matam a été fondée par Farba Boubou Samba Gaye vers 1512 et c’est très tôt, en 1918 que la première école française coloniale y vit le jour. En 1952, Matam fut érigée en commune et est jusqu’à ce jour habitée principalement par une communauté essentiellement Al Pulaar.

De son enfance, les témoignages recueillis sont tous unanime sur la personnalité. Macky Sall était garçon discipliné, très respectueux, au tempérament apaisé et très studieux dans ses études. Ses premières classes d’écolier, Macky Sall les fit dans la ville de Foundiougne où servait son père, puis le suivant dans ses affectations professionnelles, il revint à Fatick avec son père. De la, son cursus scolaire le mena à Dakar, où il poursuivit sa formation à l’Institut des Sciences de la Terre (IST). Diplômé, sorti ingénieur géologue, géophysicien, il se rendit en France où il s’inscrivit à l’Ecole Nationale Supérieur du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) dépendant de l’Institut Français du Pétrole (IFP) de Paris. Membre de plusieurs associations aussi bien nationales qu’internationales regroupant des géologues et autres géophysiciens, Macky Sall, devait devenir ce Président de la République, prédestiné pour vivre avec ses autres frères et sœurs sénégalais les découvertes extraordinaires du pétrole et du gaz dans l’espace géographique qu’occupe le Sénégal. C’est baignant dans son élément, qu’en mai 2001, celui qu’il a remplacé au Palais de la République, le remarqua et lui confia la tâche exaltante de devenir Ministre des mines, de l’industrie et de l’Hydraulique. Dés lors voilà que le destin tout tracé, depuis sa naissance, oserons nous dire, marqué du sceau de la patience, révéla aux sénégalais d’abord puis au monde entier, celui qui se définit lui-même affectueusement comme étant « un sénégalais de synthèse, un pulaar de culture sérère ». Cette nomination, nullement le fruit du hasard, a précédé une carrière remarquée, car il a été précédemment Directeur Général de la Société des pétroles du Sénégal, en passant par le poste de Chef de la division Banques de données et conseiller spécial auprès du Président de la république Abdoulaye WADE, chargé de l’Energie et des Mines. Toujours dans les mêmes secteurs d’activité, en novembre 2002, sous une nouvelle appellation, il continua son ascension, qui sera somme toute, fulgurante, ainsi il devint Ministre d’Etat, Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, avec comme Chef du Gouvernement, Premier Ministre, Madame Mame Madior Boye. Avec la venue, en remplacement à cette dernière, sous la direction, de celui qui à ses ressentes élections présidentielles, est sorti second, selon la loi des urnes, le Premier Ministre Idrissa Seck, avec la confiance constante du Président Abdoulaye Wade, Macky Sall occupa le poste très stratégique de Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et des collectivités locale, porte parole du Gouvernent.

Macky Sall n’est en rien un novice en politique. Son père était un membre du Parti socialiste, mais Macky Sall, piqué d’abord par la fibre gauchiste. Ainsi, après une brève collaboration avec le mouvement marxiste – léniniste, il eu à atterrir dans le parti And – Jëf, dirigée par un grand militant de la gauche sénégalaise, Landing Savané. Mais c’est en en 1988, à la faveur de son vote pour le candidat libéral d’une des élections les plus disputées de l’histoire politique sénégalaise, en l’occurrence, Maître Abdoulaye Wade. Militant du parti démocratique sénégalais, Macky l’a été avec foi et conviction et c’est ainsi qu’il accéda aux instances d’abord régionales du parti démocratique sénégalais (PDS), comme Secrétaire général de la convention régionale de Fatick en 1998. Depuis cette date il présida la cellule Initiatives et Stratégies du PDS et demeura un cadre fidèle à son leader et non moins maître en politique, Maître Abdoulaye Wade. Participant activement à la campagne de celui que le peuple sénégalais avait fini de surnommer « le Pape du Sopi », il vécut la victoire historique, marquant la première alternance politique du Sénégal, avec l’accession à la station de Chef de l’Etat par Maître Abdoulaye Wade. Avec ce compagnonnage auprès du doyen encore contemporain à la jeune pousse des leaders politiques émergents, Macky Sall a vu sa position au sein du directoire du parti démocratique sénégalais, se renforçait et il fut nommé Vice – Président du comité directeur du parti en avril 2004.

Macky Sall est l’incarnation parfait de cette maxime : « si des gens essayent de vous tirer vers le bas, c’est bien la preuve que vous êtes au – dessus d’eux ».

Cette même année 2004, il devint Premier Ministre, le 21 avril 2004. A ce poste, il a démontré toute son attention et sa connaissance du pays. Macky a été le chef de l’administration territorial et a eu à gérer aussi le ministère de l’intérieur précédemment à son avènement au poste de Premier Ministre. Voilà une fin gestionnaire qui accède à la tête de la gouvernance. Comme il l’a toujours été, très studieux à l’école, Macky Sall a appris à gérer un état et a su bien assimiler les lois, les règlements et le cadre judiciaire qui fondent le bon fonctionnement des institutions du Sénégal. Là où son prédécesseur, Le Premier Ministre Idrissa Seck cultivait une certaine dualité au plus haut sommet de l’Etat, Macky Sall a été, tel aujourd’hui, celui en qui il place toute sa confiance, son actuel Premier Ministre, pour la seconde fois, Mohamed Boun Abdallah Dionne, l’artisan dévoué pour la concrétisation des grands projets du Président Abdoulaye Wade.
L’autoroute à péage, celle de la corniche dans le fief de la communauté layenne voit son agenda accéléré et ne plus souffrir de résistance, le nouvel aéroport, aujourd’hui faisant la fierté du Sénégal, autant de réalisation que Macky Sall a eu à coordonner avec une parfaite complicité avec Maître Abdoulaye Wade.

Un adage wolof dit :
« kou meune laakh diay, meun laakh leek ». Si en cette année 2019, malgré toutes les supputations, commentaires, accusations de vices de formes, de reproches de toutes sortes, celui qui a su, en tant que directeur de campagne attitré, faire réélire Maître Abdoulaye Wade pour un second mandat en 2007, avec 55% des voix et cela dès le premier tour, connait donc la voie royale à emprunter pour en faire de même pour lui, avec la volonté souveraine du peuple exprimée. Cette victoire bien méritée avec une ambiance euphorique fût de courte durée. La méchanceté gratuite commença à se frayer une voie pour finalement sonner la rupture entre le Maître et le disciple, le fils politique et le père de la nation, Abdoulaye Wade. Ainsi le film le plus long de l’histoire politique du Sénégal trouva ses metteurs en scène. La rumeur s’amplifia et plus persistante que jamais, elle devint une intention pour une volonté qui devait s’imposer à tous. Maître Abdoulaye Wade se sépara de Macky Sall, après que de son poste de Président de l’Assemblé Nationale il fût déchut, par ce que, soit disant, il avait convoqué le fils du Président Abdoulaye afin de s’expliquer sur sa gestion des travaux de l’ANOCI. Le film continue jusqu’à ce jour, on en attend encore et encore, comme tout le monde, son épilogue.

Une véritable cabale fût enclenchée, mais cela ne servait que son destin.

Avec le courage et l’intransigeance innée que l’on lui reconnait, le 09 novembre 2008 il coupa définitivement le cordon ombilical qui le liait déjà si peu au PDS. Et voilà une réponse cinglante à destination de ceux-là qui n’ont eu de cesse de vouloir le déprécier par tous les moyens.

Macky Sall est l’incarnation parfait de cette maxime : « si des gens essayent de vous tirer vers le bas, c’est bien la preuve que vous êtes au – dessus d’eux ».

Dans la vie, la décision la plus dure à prendre, c’est de dire non. Refuser est un renoncement, c’est savoir tourner la page, avance sans se retourner et suivre sa route et surmonter toutes les épreuves encore à venir. Macky Sall a donc eu raison de ne pas retourner vers ceux qui ont été les artisans de sa sortie du PDS.

Le 01 décembre 2008, Macky Sall devint le fondateur de son parti politique, l’Alliance pour la République, l’APR est né. Une aventure politique exceptionnelle commença et ne va désormais plus s’arrêter. Le 22 mars 2019, à la tête d’une coalition de partis de l’opposition, Benno Siggil Sénégal, il sort vainqueur dans tous les bureaux de vote de sa région Fatick et dans les communes environnantes, comme Gaussas et dans certaines communes dans le nord du pays, sans oublier la Casamance. Pendant trois ans, Macky Sall s’immergea dans le Sénégal des profondeurs. D’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, Macky alla à la rencontre des populations, dans des contrées insoupçonnées, il y posa le pied et resta à l’écoute des besoins et sollicitations. Fort de ce travail, des liens tissés avec des citoyens sénégalais qui n’ont jamais eu à être considéré par quelque leader politique, pas même un Président, Macky Sall mis son mentor hors circuit, au second tour des élections de 2012 avec le soutien des 12 autres candidats et d’autres acteurs sociaux. Sa coalisation Benno Bokk Yakar, vrai rouleau compresseur, anéanti la volonté de Maître Wade d’obtenir un troisième mandat. Des mouvements comme le M23 virent le jour et le Sénégal se rappelle encore aujourd’hui de ce fameux 23 juin 2011 où l’ancien Ministre Cheikh Bamba Dieye et non moins chef de parti, s’attacha aux grilles. Ainsi, après ces moments historiques, Macky Sall, le 25 mars 2012, devint avec toute la légitimité octroyée par le peuple et par la loi constitutionnelle du Sénégal, le 4éme Président de la République du Sénégal, élu pour un mandat de 07 ans.

Le Sénégal entra ainsi dans une nouvelle ère, celle de l’Emergence et du lancement du Plan Sénégal Emergent, sa vision prospective qui va au-delà des durées éphémères des mandats politique mais marque l’expression d’une véritable détermination à faire du Sénégal un pays développé d’ici 2035.

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