Réalisations du Plan Sénégal Emergent (PSE) : en route vers l’émergence

Après la mise en œuvre de deux générations de Documents de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), le Président de la République Macky Sall opte pour une Stratégie Nationale de Développement Economique et Social pour la période 2013-2017 (SNDES) qui constitue le cadre consensuel de coordination des interventions publiques. Cette stratégie adoptée en  novembre 2012 par le Gouvernement et l’ensemble de ses partenaires au développement repose sur la vision d’un Plan Sénégal Emergent (PSE) qui vise l’émergence économique du Sénégal à l’horizon 2035.

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) a été conçu et validé grâce à une vaste concertation avec tous les acteurs, il a été appuyé en février 2014 par la communauté internationale des partenaires à l’occasion du Groupe Consultatif de Paris. Le cadre institutionnel permettant la mise en œuvre du PSE comprend un Comité d’Orientation Stratégique (COS), placé sous l’autorité du Président de la République, un Comité de Pilotage (COP) présidé par le Premier Ministre ainsi qu’un Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS). Le Plan Sénégal Emergent (PSE) constitue le référentiel de la politique économique et sociale sur le moyen et long terme. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) combine l’effort interne de mobilisation de ressources, l’appui des partenaires et l’investissement privé national et étranger. Et si le Sénégal a décidé d’adopter ce nouveau modèle de développement, c’est pour accélérer sa marche vers l’émergence. Le Plan d’Actions Prioritaires couvrant la période 2014-2018, constitue le document de référence des interventions de l’Etat, des partenaires techniques et financier, du partenariat public-privé et de la participation citoyenne à moyen terme. Le but principal du Plan Sénégal Emergent (PSE) est de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain. Toute chose qui nécessite la consolidation des acquis notamment en matière de gouvernance démocratique, et la réorientation des priorités dans la perspective de garantir durablement la stabilité économique, politique et sociale. La matérialisation du Plan Sénégal Emergent (PSE) repose sur la mise en œuvre d’un important programme d’investissements dans les secteurs porteurs à même d’impulser une dynamique de croissance soutenue. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) vise à conduire le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035 et place la lutte contre les inégalités et les injustices sociales au cœur de sa stratégie. C’est ainsi que des réformes ont été apportées dans le domaine social avec l’allocation de bourses de sécurité familiale aux ménages les plus démunis, la mise à disposition de carte d’égalité des chances en faveur des personnes vivant avec un handicap, l’effectivité de la Couverture Maladie Universelle (CMU), la revalorisation des pensions de retraite, la gratuité de la césarienne, l’amélioration des niveaux de revenus des travailleurs, entre autres. Offrir à chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais les moyens d’autonomie grâce à l’inclusion effective dans le tissu économique telle est l’ambition du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui travaille à la transformation structurelle des bases de l’économie, à  la promotion du capital humain, à la bonne gouvernance et à l’Etat de droit.

Dans la première phase des actions prioritaires, 27 projets phares et 17 réformes, touchant tous les secteurs sont mis en œuvre. Ils concourent à donner un nouveau visage à l’économie et à la société Sénégalaise grâce à leur impact  sur le taux de croissance et la redistribution équitable de la richesse nationale. Dans la logique du Plan Sénégal Emergent (PSE), les ruptures permettant d’inscrire le Sénégal sur une nouvelle trajectoire de développement sont opérées. Toutes les actions visent à relever durablement le potentiel de croissance, stimuler la créativité et l’initiative privée afin de satisfaire la forte aspiration de la population à un mieux-être. La réussite du Plan Sénégal Emergent (PSE) exigeant de fortes capacités d’impulsion de l’Etat et un leadership affirmé, le Gouvernement engage un programme accéléré de réformes pour la modernisation de l’administration publique, en vue de l’adapter aux exigences de performance induites par la stratégie. D’autres réformes clés ont été menées depuis 2012 et visent à améliorer substantiellement l’environnement des affaires, elles concernent l’automatisation des procédures administratives, la mise en place d’un dispositif fiscal et juridique incitatif et simplifié, l’amélioration de la compétitivité des facteurs de production et la promotion de l’investissement à fort impact. De telles réformes vont avec une diplomatie économique proactive, un approfondissement de l’intégration pour renforcer la stabilité régionale et la capacité à saisir les opportunités offertes par les marchés extérieurs. C’est pourquoi d’ailleurs, le Gouvernement favorise une plus forte implication des Sénégalais de la diaspora dans les efforts de développement national. L’administration publique internalise désormais à tous les niveaux la culture de la transparence et l’obligation de rendre compte de la gestion axée sur les résultats à l’appropriation des politiques par toutes les couches de la société et l’exercice d’un contrôle citoyen.

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) est réalisé à travers un Plan d’Actions Prioritaires (PAP)  quinquennal, adossé aux axes stratégiques, aux objectifs sectoriels et aux lignes de la stratégie. Le Plan d’Actions Prioritaires (PAP) se  décline à travers des projets et programmes de développement inscrits dans un cadre budgétaire sur la période 2014-2018 évalué à 9685,7miliards de FCFA. La mise en œuvre diligente des réformes clés et des projets du Plan d’Actions Prioritaires (PAP) vise un taux de croissance annuel moyen de  7%, une réduction du déficit budgétaire à 3,9%. Le déficit du compte courant sera ramené sous la barre des 6% et le taux de l’inflation, mesuré par le déflateur du PIB, devrait rester en dessous du seuil communautaire fixé à 3%. Depuis la mise en pratique du Plan Sénégal Emergent (PSE), de bons résultats ne cessent d’être enregistrés, mieux, en matière de croissance, de maîtrise de l’inflation et du déficit public, les performances de l’économie Sénégalaise ne cessent de se consolider. Une dynamique positive qui résulte des efforts de mise en œuvre des projets et réformes phares du Plan Sénégal Emergent (PSE). Cette dynamique positive résulte des efforts de mise en œuvre des projets et réformes phares du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Plusieurs réformes et programmes en direction du secteur de la pêche sont également menés et concernent l’achèvement ou la réalisation des quais de débarquement modernes, l’aménagement d’aires de traitement et de transformation des produits de la pêche, le renouvellement de 1152 moteurs, pour lesquels, les bénéficiaires ont obtenu chacun une subvention de 1 million FCA, (soit 5 milliards FCFA, l’immatriculation du parc piroguier avec l’utilisation des plaques minéralogiques en aluminium pour le marquage physique, l’achèvement du dragage et du balisage de l’embouchure des fleuves Casamance jusqu’à Ziguinchor en vue de renforcer la sécurité et la navigabilité, et du Saloum, la consolidation de la sécurisation en mer avec le renouvèlement du stock de gilets de sauvetage, la stabilisation de la brèche de Saint Louis par la mise en place brise-lames à Saint Louis et Potou (pour un coût global de 3,5 milliards FCFA, la construction de ports, la mise en service de navires, la construction de marché central au poisson et de sièges des services régionaux de la pêche, la réhabilitation de débarcadère des aires de transformation des produits  halieutiques, la mise aux normes de sécurité et de sureté des ports du Sénégal, l’extension de ports, la réhabilitation ou la construction de ports de pêche, la réhabilitation et la construction de laboratoires des produits halieutiques, la mise en place d’un fonds de lancement de 2 milliards FCA, la baisse des tarifs des dessertes maritimes entre, autres.

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) est à l’origine de l’Autoroute Diamniadio-AIBD-Sindia, de l’échangeur de l’Emergence, de la 3e section de la Voie de Dégagement Nord et de la Route des Grandes Niayes (entre Rufisque-Bayakh-Notto-Diogo-Lompoul) après la réalisation de la route Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone, du pont de Kédougou, du tronçon Tamba-Dialocoto, l’axe Touba-Dahra, de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib à la frontière de la Gambie, du tronçon Fatick-Kaolack.

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) a rendu possible le programme de Modernisation des Cités Religieuses et programme de Modernisation des Villes, Promo-Villes avec des volets assainissement, voirie et éclairage public. Le Train Express Régional (TER), première liaison ferroviaire rapide du Sénégal (en chantier) desservira 14 gares et transportera jusqu’à 115 000 passagers par jour, en moins de 45 minutes, entre Dakar et l’aéroport International Blaise Diagne de Diass. La réhabilitation de la voie ferrée Dakar-Kidira sur 644 km, un chantier de grande envergure, générant plusieurs milliers d’emplois et favorisant un transport à bon coût est bien inscrite dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) qui prévoit la réhabilitation de la voie ferrée et la construction du Parc Industriel de Diamniadio où de grandes compagnies internationales vont délocaliser leurs activités à haute intensité de main d’œuvre, ce qui générera au moins 50 000 emplois.

La mise en service des centrales de Sendou, Kahone, Médina Dakha, (Tivaoune), Santhiou Mékhé (Tivaoune), Sakal et celle de Diass portent la signature du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui prévoit aussi la centrale à charbon de Mboro (283 milliards FCFA) et la centrale IPP solaire 100 MW (dans le cadre du Programme Scaling Solar), la centrale IPP 150 MW éolienne de Taiba Ndiaye (160 milliards FCFA), en trois tranches de 50MW.

Au niveau sous(régional, l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) travaille à la réalisation de beaucoup de projets et a initié le Projet Energie avec le barrage hydro-électrique de Sambangalou (128MW) en amont de Kédougou au Sénégal, Kaléta en Guinée (240 MW) sans oublier le réseau d’interconnexion des réseaux électriques des 4 pays membres de l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG), long de 1700 km et incluant 15 postes de transformation de 225/30 kV et dispatching.

Au plan agricole, la politique de subvention des intrants et des facteurs de production se déroule dorénavant à travers un ciblage des bénéficiaires (gros producteurs) et des produits (semences et équipements agricole.) Le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) impulsé par le Plan Sénégal Emergent (PSE) a donné des résultats satisfaisants. Destinée aux localités rurales particulièrement défavorisées, la phase initiale du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) a financé à hauteur de 113 milliards FCFA des forages, des châteaux d’eau et des pistes rurales. Là où le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (DAC) vise à créer plus de 300 000 emplois d’ici à 5 ans. Avec le lancement de l’usine de traitement d’eau potable KMS3 d’un coût de 274,2 milliards FCFA, le Gouvernement du Sénégal travaille à régler de manière durable l’alimentation en eau potable dans Dakar. Un dispositif institutionnel complété par la nouvelle unité́ de dessalement de l’eau de mer des Mamelles (avec un renouvellement de 460 km de conduites à Dakar), lancée par le Japon pour 135 milliards FCFA et une autre unité́ de dessalement sur la Grande côte, vers le Lac Rose (avec une capacité́ similaire de 5000m3/j).

Ces trois projets vont contribuer à la mise à disponibilité́ d’un volume de 300 000 m3/j couvrant notamment les besoins de Dakar, Diamniadio et la petite côte jusqu’en 2035. A cet effet, l’Etat est en train de mobiliser des investissements de l’ordre de 460 milliards FCFA pour réussir le pari de l’accès universel durable.

Le Programme Eau et Assainissement en Milieu Urbain (PEAMU), lancé à hauteur de 25 milliards FCFA par l’IDA, grâce au Plan Sénégal Emergent (PSE) vise la production de 20 000m3/j supplémentaires pour Dakar à partir de Tassette et 15 000m3/j pour la Zone de la Petite côte. Il est aussi prévu le renouvellement des réseaux d’assainissement à Dakar et à l’intérieur du Sénégal, la réalisation de 303 km de réseaux, la réalisation de 14 stations de pompages, 14 970 branchements, 3 stations de traitement des eaux usées et 5 stations de traitement des boues de vidange. S’y ajoutent la réalisation de 9 667 km de canaux, 26 stations de pompage, 20 km de  conduites gravitaires de refoulement et 7 bassins de stockage pour les eaux pluviales (ce qui mettra 271 920 personnes à l’abri des inondations), le renouvellement de collecteurs, l’assainissement de la capitale et d’autres régions, la mise en œuvre du projet de dépollution de la baie de  Hann d’un coût de 43,8 milliards FCFA et du projet d’assainissement du Nord de Dakar (pour 42,5milliards FCFA de même que la poursuite du plan décennal de lutte contre les inondations. Avec le programme ‘‘Zéro bidonville’’, le programme ‘‘Zéro déchet’’ et le programme ‘‘Villes Créatives’’, le Plan Sénégal Emergent compte offrir à chaque Sénégalaise et Sénégalais le meilleur cadre de vie dans un contexte de réchauffement ou de dérèglement climatique.

Toutes les réformes du Plan Sénégal Emergent (PSE) visent à atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), sur la base des acquis consolidés des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), sont ainsi engagées par le Gouvernement : une ambition traduite par un plan d’investissement à moyen terme de 274 milliards FCFA.

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